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L'Anarque

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Blog de lectures


Lectures 2015 (1) L'Hiver du Monde. Ken Follett

Publié par François ROUX

Janvier 2015

J’ai voulu commencer l’année par une lecture simple et distrayante lorsque j’ai tourné la première page de ce livre qui en contient 900. J’avais aimé «La Chute des Géants» qui était le premier tome de cette saga historique qui met en scène le monde du xx° siècle. Le deuxième tone est de la même qualité. 

Certains considèrent que ce genre de littérature que l’on pourrait appeler «industrielle» n’est pas de la vaie littérature. Même si ce type d’ouvrage ne peut être comparé à d’autres grandes oeuvres littéraires, il est vrai que dès que l’on aborde ce livre on se trouve pris par l’histoire (et par l’Histoire) et pour autant que l’on soit bon public on est souvent ému par les péripéties que vivent parfois les personnages dans le tourbillon de la deuxième guerre mondiale. C’est aussi une bonne occasion de revoir (ou d’apprendre pour certains) l’Histoire du monde entre 1933 et 1945. A ce sujet, il est incontestable que l’auteur a beaucoup travaillé et s’est abondament documenté pour relater l’Histoire et des évènements qui servent d’arrière plan au récit et à l’évolution des personnages du roman. Cela sonne vrai ! L’auteur rentre dans les moindres détails (il est même parfois difficile de faire la part des choses entre ce qui est historique et ce qui relève de l’imagination de l’auteur) et on a l’impression de voir Staline, Molotov, Roosevelt, d’assister en direct à l’attaque japonaise sur Pearl Harbor ou à l’incendie du Reichstag. Les personnages du roman sont vivants et évoluent et pensent comme des gens de leur époque: l’auteur semble éviter les anachronismes qui constituent le défaut le plus courant dans ce genre d’oeuvre. Enfin l’intrigue est prenante et il est difficile de s’arrêter quand on a commencé à lire ce livre. Une seule réserve : ce que j’appellerais le côté «roman à l’eau de rose» de l’oeuvre qui détonne avec les pages plus sérieuses, voir dramatiques ou «historiques»  du livre. La relation des histoires d’amour très romantiques entre les personages font souvent un peu «clichés» et deviennent même ridicules lorsque Follett se laisse aller à prendre un ton érotique (lorsqu’un garçon embrasse une fille, l’auteur indique qu’il a une érection...ce dont nous ne doutons pas!). Je suppose que cela rend le livre attractif qui se vend mieux ainsi. C’est dommage. Mais d’une manière générale, le travail est remarquable. L’auteur a réussi une performance dans ce style dont il est incontestablement l’un des maître dans le monde.

 

Soumission. Michel Houellebecq

 

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